Superstition quand tu nous tiens !

 

Introduction :

La dernière fois nous avons parlé de l’avenir, dans quel état d’esprit nous l’abordions, où est-ce que nous choisissions de le trouver. Nous en avons conclu que c’est en Dieu seul que nous pouvons et devons nous confier. J’aimerais que l’on continue avec les questions de confiance, avec les superstitions.

Mais d’abord voici une petite anecdote qui m’est arrivé, un jour j’étais chez le coiffeur, et lorsque la coiffeuse a terminé son travail, elle prend un miroir pour me montrer l’arrière de ma coupe. Au moment où elle saisit le miroir, celui se brise en mille morceaux. Je l’ai vu changé complètement de couleur : la coiffeuse est devenue blanche comme un linge. Elle était paniquée, elle n’arrêtait pas de dire « il va m’arriver 7 ans de malheurs, je vais rester enfermer chez moi pour que rien ne m’arrive ». J’ai essayer de lui parler, en lui disant que ce n’était que du matériel et que cela n’avait pas d’influence sur ce qui pouvait lui arriver ; mais je parlais en vain, elle était obnubilée par sa peur, elle ne m’entendait même pas. Je me suis rendu compte, ce jour-là, à quel point la superstition pouvait tenir certaines personnes.

Est-ce que vous pouvez me donner une définition de la superstition ?

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Dans l’encyclopédie Encarta nous trouvons :

«Superstition : croyance ou pratique généralement considérée comme irrationnelle et résultant de la crainte ou de l'ignorance. Déviation du sentiment religieux, elle implique une croyance dans des forces invisibles et inconnues qui peuvent être influencées par des objets et des rites. La magie, la sorcellerie et les sciences occultes en général sont souvent considérées comme des superstitions.

En général, les pratiques et les croyances superstitieuses sont plus fréquentes dans les situations impliquant un degré élevé de risque, de hasard et d'incertitude, et en période de stress ou de crise personnelle ou sociale, lorsque les événements semblent dépasser le contrôle humain.»

Je vous propose d’essayer ensemble d’énumérer les superstitions que l’on connaît puis de réfléchir à la question est-ce qu’il y a quelque chose qui me tient de façon superstitieuse.

 

I.                    Les superstitions :

 

On va commencer par essayer de faire une liste non exhaustive des superstitions.

Après avoir distribuer deux « post-it » à chaque personne présente dans la salle nous avons trouvé :

6 fois « passer sous une échelle », 5 fois « voir un chat », « miroir cassé », « croiser ses couverts dans son assiette », « renverser du sel sur la table », «  quand un chien pleur c’est la mort de quelqu’un dans le quartier », « toucher du bois », « trèfle à quatre feuilles », « faire un vœu avant de souffler les bougies d’anniversaire », « pas de vente d’aiguilles la nuit », « passer devant un cimetière », « ouvrir un parapluie à l’intérieur », « ne pas verser de l’eau chaude dans l’eau froide pour ne pas augmenter ses problèmes », « ne jamais dormir les pieds vers la porte, mais plutôt la tête vers la porte », «  se mirer la nuit risque de voir un génie », « se doucher tard la nuit risque de voir un génie », « ne pas couper des légumes pour une femme enceinte un jour d’éclipse de lune ou de soleil ».

Actes 28 v «2  Les barbares nous témoignèrent une bienveillance peu commune ; ils nous recueillirent tous auprès d’un grand feu, qu’ils avaient allumé à cause de la pluie qui survenait, et à cause du froid. 3  Paul ramassa un tas de broussailles pour les mettre dans le feu, mais une vipère en sortit par l’effet de la chaleur et s’attacha à sa main. 4  Quand les barbares virent la bête suspendue à sa main, ils se dirent les uns aux autres : Certainement cet homme est un meurtrier, puisque, à peine sauvé de la mer, la Justice (divine) n’a pas (voulu) le laisser vivre. 5  Mais Paul secoua la bête dans le feu et ne ressentit aucun mal. 6  Ces gens s’attendaient à le voir enfler ou tomber mort tout à coup ; mais, après avoir longtemps attendu, ils virent qu’il ne lui arrivait rien d’anormal, changèrent d’avis et dirent que c’était un dieu. »

 

1.      En premier lieu, sur quoi se basent les barbares pour décider de l’avenir de Paul ?

 

Paul était un rescapé et il se fait piqué par une vipère, pour les gens cela signifie qu’il est un meurtrier et que le « sort » s’acharne sur lui.

Ils se sont basés sur une croyance superstitieuse qui relie ce qui s’est passé au fait qu’il était un meurtrier, d’après les traditions de leur pays.

On pourrait inventer un proverbe « justice non fait, nature s’en charge ».

 

2.      Lorsqu’ils ont vu que Paul ne mourait pas qu’en ont-ils conclu ?

 

Leur conclusion a été qu’il était un dieu.

 

3.      Remarquez comme le cœur de l’homme est changeant.

 

Ils en déduisent du fait que Paul ne soit pas mort, c’est qu’il est extraordinaire, donc dieu.

Ne pouvant pas expliquer les événement ils passent d’une extrémité à l’autre.

 

Le peuple pensait que Paul était un assassin, et que la vipère avait été envoyée par la justice divine, pour venger le sang versé. Ils savaient qu’il y a un Dieu qui gouverne le monde, et donc que les choses n’arrivent pas par hasard, même pas le plus petit événement, mais que tout se fait sous la direction divine, et que le mal poursuit les pécheurs; ils savaient qu’il y a de bonnes oeuvres que Dieu récompensera, et des oeuvres mauvaises qu’il punira. Et aussi que le meurtre est une infraction épouvantable, qui ne va pas longtemps rester impunie. Mais ils pensaient que tous les méchants sont punis dans cette vie.

 

II.     Les choses qui me tiennent de façon superstitieuse :

 

Actes 8 v « 9  Un homme du nom de Simon, qui se trouvait déjà auparavant dans la ville, exerçait la magie, provoquait l’étonnement du peuple de la Samarie et se disait quelqu’un de grand. 10  Tous, depuis le plus petit jusqu’au plus grand, s’attachaient à lui et disaient : Celui–ci est la puissance de Dieu, appelée la grande. 11  Ils s’attachaient à lui, parce qu’il les avait assez longtemps étonnés par ses procédés magiques. 12  Mais, quand ils eurent cru à Philippe, qui leur annonçait la bonne nouvelle du royaume de Dieu et du nom de Jésus–Christ, hommes et femmes se firent baptiser. 13  Simon lui–même crut aussi et, après avoir été baptisé, il ne quittait plus Philippe et voyait avec étonnement les grands signes et miracles qui se produisaient. 14 Quand les apôtres, qui étaient à Jérusalem, apprirent que (les habitants de) la Samarie avaient reçu la parole de Dieu, ils leur envoyèrent Pierre et Jean. 15  Ceux–ci, descendus chez eux, prièrent pour eux, afin qu’ils reçoivent l’Esprit Saint. 16  Car il n’était encore descendu sur aucun d’eux ; ils avaient seulement été baptisés au nom du Seigneur Jésus. 17  Alors Pierre et Jean leur imposèrent les mains, et ils reçurent l’Esprit Saint. 18  Lorsque Simon vit que l’Esprit était donné par l’imposition des mains des apôtres, il leur apporta de l’argent et dit : 19  Donnez–moi aussi ce pouvoir ; que celui à qui j’imposerai les mains reçoive l’Esprit Saint. 20  Mais Pierre lui dit : Que ton argent aille à la perdition avec toi, puisque tu as pensé acquérir le don de Dieu à prix d’argent. 21  Il n’y a pour toi ni part ni lot dans cette affaire, car ton coeur n’est pas droit devant Dieu. 22  Repens–toi donc de ta pensée mauvaise, et prie le Seigneur pour que l’intention de ton coeur te soit pardonnée, s’il est possible ;23  car je vois que tu es en proie à l’amertume du fiel et aux liens de l’injustice. 24  Simon répondit : Priez vous–mêmes le Seigneur pour moi, afin qu’il ne me survienne rien de ce que vous avez dit.»

 

4. Que vaut dire le verset 13 ?

 

La croyance de Simon était basée sur la vue des miracles que les apôtres opéraient.

Il a reconnu que lui faisait des « faux miracles ». E fait Simon croit sans tout comprendre encore, il assimile la puissance de Dieu à une nouvelle magie.

 

5. Est-ce que Simon en devenant chrétien a tout laissé de côté ?

 

Non, il est resté attaché à l’aspect financier des choses et à une soif d’impressionner les autres en faisant des choses extraordinaires.

 

6. Qu’est-ce qui prédomine chez Simon ?

 

Ses croyances superstitieuses, le matérialisme et la puissance. L’orgueil, il vit à travers le regard des autres.

 

7. Est-ce que nous, en tant que chrétien, on peut parfois ce laisser prendre par «d’autres croyances » ?

 

Oui, nous sommes en proie au croyances superstitieuse d’avant notre conversion, et de l’influence des gens extérieurs sur nous. Il y a le danger de se confier dans les miracles, plus qu’en Dieu lui-même, dans l’œuvre que l’on voit plutôt que dans celui qui l’a crée ; ou d’avoir des lieux de pèlerinages : importance accordée à un lieu ou à une personne…

 

Matthieu 14 v « 22 Ensuite, il obligea les disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, pendant qu’il renverrait les foules. 23  Après les avoir renvoyées, il monta sur la montagne pour prier à l’écart ; et le soir venu, il était là seul. 24  La barque était déjà à une distance de plusieurs stades de la terre, malmenée par les vagues ; car le vent était contraire. 25  A la quatrième veille de la nuit, Jésus alla vers eux en marchant sur la mer. 26  Quand les disciples le virent marcher sur la mer, ils furent troublés et dirent : C’est un fantôme ! Et dans leur crainte, ils poussèrent des cris. 27  Jésus leur dit aussitôt : Rassurez–vous, c’est moi, n’ayez pas peur ! »

 

8.      D’après vous est-ce que les disciples croyaient vraiment aux fantômes ?

 

Ils sont face à un fait irrationnel, ils sont troublés ils ont peur, alors ils expliquent cette vision par un fantôme ; peut être cela correspondait à une croyance de l’époque.

 

9.      Sur quoi ce sont-ils basés ?

 

Ils ont peur, ils se basent sur leur sentiment, d’anciennes croyances remontent à la surface.

 

10.  Est-ce que Jésus leur fait des reproches ?

 

Non, il les rassure. A nous aussi de rassurer, sans juger ceux qui sont superstitieux.

Matthieu 23 v 16 « Malheur à vous, conducteurs aveugles ! Qui dites : Si quelqu’un jure par le temple, cela ne compte pas ; mais si quelqu’un jure par l’or du temple, il est engagé »

 

11.  D’après cette réflexion de Jésus sur quoi se basaient les juifs ?

 

Ils se sont basés sur ce qu’ils aiment, leurs valeurs, leurs intérêts. Cela n’est pas logique puisque jurer par le temple voulait dire tout ce qu’il contenait, donc l’or aussi.

 

Jean 4 v 20 « Nos pères ont adoré sur cette montagne ; et vous dites, vous, que l’endroit où il faut adorer est à Jérusalem. »

 

12.  Est-ce que le lieu où l’on rend un culte à Dieu a de l’importance ?

 

Non, le lieu n’a pas d’importance c’est la disposition de cœur qui compte et « nous sommes le temple du Saint-Esprit » (1 Corinthiens 6 v 19).

 

Un jour on demanda à un homme s’il était superstitieux vous savez ce qu’il a répondu : «ah non, ça porte malheur ! ». Hormis cette petite plaisanterie, on a dû mal à reconnaître que notre foi en Dieu, a parfois des défaillances et donc que nous sommes superstitieux sans le savoir. Par exemple, faire le signe de croix pour se protéger ou porter une croix comme fétiche, sont des défaillances de la foi. Mais il existe des pratiques plus sournoises auxquelles nous ne pensons pas toujours. Est-ce que vous avez déjà entendu parler de la « bibliomancie » c’est une pratique qui consiste à ouvrir sa Bible au hasard en espérant que Dieu va nous répondre par ce biais.

D’après le Psaume 119, dont nous pouvons lire un extrait « 10 Je te cherche de tout mon coeur : Ne me laisse pas dévier de tes commandements ! 11 Je serre ta promesse dans mon coeur, Afin de ne pas pécher contre toi. 12 Béni sois–tu, Éternel ! Enseigne–moi tes prescriptions ! 13 De mes lèvres j’énumère Toutes les ordonnances de ta bouche. 14 Je me réjouis en suivant tes statuts, Comme (si je possédais) toute richesse.15 Je médite tes préceptes, J’ai tes sentiers sous les yeux. 16 Je fais mes délices de tes prescriptions, Je n’oublie pas ta parole. »

Nous voyons que le lecteur de la Bible a un profond respect pour la Parole de Dieu, qu’il la médite,en fait ses délices, et ne l’utilise en aucun cas d’une manière qui déformerait le pour quoi Dieu nous a donné sa Parole.

 

On peut parler aussi de l’utilisation de l’expression « prier au nom de Jésus » Jésus en fait nous dit  Jean 14 «v 12 En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera, lui aussi, les oeuvres que moi je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais vers le Père ; 13 et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. 14 Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. »

Selon cette affirmation de Jésus, si on demande quelque chose « au nom de Jésus » alors on est exaucé, d’ailleurs dans les Actes, on voit les Apôtres utiliser cette expression

Actes 3:6  « Mais Pierre lui dit : Je ne possède ni argent, ni or ; mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus–Christ de Nazareth : lève–toi et marche ! »

Mais le problème se situe dans le fait que certains chrétiens pensent que quelque soit leur prière, du moment qu’elle finit par « au nom de Jésus » alors ils sont certain d’être exaucés. Ce n’est pas une formule magique qui obligerait Dieu à agir malgré lui.

Dans la culture hébraïque dire son nom à quelqu’un voulait dire que l’on se livrait totalement à lui, donc quand Jésus nous permet d’utiliser son nom c’est en sachant que nous nous soumettons entièrement à Lui et que nous reconnaissons qui Il est vraiment c'est-à-dire notre Sauveur et notre Seigneur. Alors nous comprenons que dans ces conditions nous ne pouvons pas utiliser ce nom à nos propres fins mais que nous devrions faire attention aux expressions toutes faites et que parfois cela peut créer une faiblesses dans notre foi.

 

On peut encore parler de ceux qui attache de l’importance aux jours, Dieu a créé le sabbat, mais que nous dit Jésus à ce sujet Matthieu 12 v 8  « Car le Fils de l’homme est maître du sabbat.» et Marc 2:27  « Puis il leur dit : Le sabbat a été fait pour l’homme, et non l’homme pour le sabbat »

 

Le Sabbat est une divine institution sacrée pour le repos et pour adorer Dieu. Les juifs étaient observaient cette loi fidèlement, mais Jésus veut faire comprendre au peuple que Dieu est suffisant Il n’a pas besoin du sabbat de l’homme et surtout Il ne veut pas des gens qui observent une pratique sans avoir l’attitude de cœur qui va avec.  Nous, nous ne pratiquons plus le « sabbat » mais est-ce que parfois nous ne nous fabriquons d’autres sabbats Galates 4 v 10  « Vous observez les jours, les mois, les temps et les années ! » ; Paul reprochait aux galates d’être retomber sous la loi il dit d’ailleurs Galates 2 v18  « Car, si je rebâtis les choses que j’ai détruites, je me constitue moi-même un transgresseur »

 

Conclusion :

 

Si donc la superstition est une croyance irrationnelle que des objets ou des rituels peuvent influer sur mon avenir. Alors réfléchissons à ceci est-ce que nous ne sommes pas attaché à certaine pratique qui nous emprisonne dans une habitude plus que dans une attitude qui sert Dieu.